LE MOUVEMENT OUVRIER / O MOVIMENTO OPERARIO

 

 

repos hebdomadaire         m

dia de descanso semanal/dia de folga   m

coalition          f

coligação   f

grève            f

greve   f

grève sur le tas        (f)

greve de braços caídos/greve de braços cruzados   f

briseur de grève      (m)

pessoa que quebra a greve   f

« jaune »        m

fura greve   m

manifestation           f

manifestação   f

émeute                f

motim   m

le grand Soir          m

a noite decisiva

lock-out              m

lockout/lock-out   m

fichage               m

cadastro   m

protection sociale            f

protecção social   f

assurance maladie            f

seguro de doença   m

assurance accident          f

seguro de acidente   m

assurance chômage          f

seguro de desemprego   m

assurance vieillesse           f

seguro de velhice   m

retraite       f

aposentadoria   f

Pension de retraite           f

pensão de aposentação   f

retraite complémentaire       f

Previdência privada

allocations familiales         fpl

abono de família   m

 

Fortement influencées par le syndicalisme révolutionnaire et l’anarchisme français, les forces ouvrières libertaires brésiliennes font de l’action directe un concept essentiel à leur développement, mais elles ne se réclament pas du modèle révolutionnaire de la grève générale. La dimension internationale, les mouvements ouvriers brésiliens du début du XX siècle la portent d’abord en eux-mêmes, dans l’extrême diversité de leurs composantes (comme en Russie au début du XXème siècle). L’anarchisme brésilien prend corps à la fin du XIX siècle, à partir des deux principaux foyers de développement du mouvement ouvrier de ce pays : Sao Paulo et Rio de Rio de Janeiro. Qui sont ils ? Ces ouvriers pauvres ?  Ce sont des immigrants italiens, portugais, espagnols, russes, canadiens, anglais, grecs, etc. rejoignent par flots continus, dans les « favelas, les corticos, les poröes », une classe ouvrière locale composée en grande partie d’anciens esclaves noirs, mais aussi d’une forte proportion de femmes et d’enfants (en particulier dans le textile). Aujourd’hui, la répartition des richesses reste un problème très important au Brésil, et le président Lula tente de lutter contre les disparités : seuls 50 des 184 millions d'habitants que comptaient le pays en 2002 avaient un niveau de vie comparable aux européens, alors que plus de 50 millions des brésiliens les plus pauvres souffrent de la faim. Comme l’écrit J-A de Seixas : "la classe ouvrière au Brésil s’est donc formée de et dans la diversité : ethnies, sexes, âges, cultures, coexistence de rapports de production divers" ( p. 21).[1]


 

[1] SEIXAS (Jacy Alves de),  Mémoire et oubli : anarchisme et syndicalisme révolutionnaire au Brésil, mythe et histoire, Paris,  Ed . Maison des Sc. De l’Homme, Paris, Thèse, 1989,  303 pages.