L' ARCHITECTURE - 建築

 

aile  f

appartement  m

アパート

vestibule  m

玄関

salon  m

反響室

salle de réception  f

応接室

chambre  f

寝室

balustrade  f

手すり

terrasse  f

台地

galerie  f

ギャラリー

balcon  m

バルコニー

corniche  f

コーニス

attique  m

アチック

étage noble  m

,

baie  f

niche  f

小部屋

cour  f

中庭

portique  m

柱廊玄関

pavillon  m

別荘

toit  m

屋根

mansarde  f

アチック, 屋根裏

combles  mpl

中二階

lucarne  f

天窓

voûte à caissons  (f)

貴重品箱の地下

arc de triomphe  m

勝利のアーチ

ordre ionique  m

イオン順序

cathédrale  f

カテドラル

façade  f

正面

porche  m

ポーチ

portail  m

門脈

tour lanterne  f

ランタンタワー

nef  f

ネーブ

travée  f

, スパン

bas‑côté  m

通路

chapelle rayonnante  f

チャペルの放射

déambulatoire  m

歩行

chœur  m

聖歌隊

voûte en berceau  (f)

バレル地下

croisée d'ogives  f

横断の肋骨

contrefort  m

支持

arc boutant  m

飛び梁

pinacle  m

小尖塔

coupole  f

ドーム

tambour  m

ドラム

lanternon  m

ランタン

pilier  m

colonne  f

コラム

pilastre  m

ピラスター

chapiteau  m

重要

arc doubleau  m

オフセットの横断肋骨

arc en plein cintre  m

ローマアーチ

plan  m

レベル, 青写真

coupe  f

断面

élévation  f

高度

palais  m

宮殿

hôtel particulier  m

大邸宅

 

 

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L’architecture japonaise traditionnelle est composée de modules. Il est possible d’agrandir où de diminuer l’espace intérieur par un habile jeu de cloison mobile (fusuma) : ainsi les pièces peuvent communiquer ensemble ou au contraire être isolées, ceci est aussi utile pour laisser circuler l’air librement. Le tokonoma est une niche creusée dans le mur et destinée à recevoir un élément décoratif, un bouquet de fleurs ou une calligraphie. Les tatamis ont un rôle de mesure standard. La superficie d’une pièce est calculée  au nombre de tatami. Ces nattes de paille de riz sont d'une taille habituelle de  90cm par 180 cm, mais cette taille peut varier selon les régions. Ainsi, une pièce de réception typique sera constituée de six à huit tatamis.

Le bois et les jardins sont les deux éléments clés de cette culture architecturale. Les silhouettes fines des pagodes semblent défier les lois de l'apesanteur, toujours entourées de végétation ; les jardins des maisons créent un décor harmonieux. Les architectes se sont toujours inspirés de la nature comme base de leurs plans, le bois, résistant, et souple à la fois devient le matériau principal et fait de l’architecte japonais un menuisier. Le « jardin japonais » doit suggérer un paysage aux dimensions plus vastes que le jardin. Tout est symbole. Un arbre sera censé représenter la forêt ; une petite mare, un lac ; un rocher aux formes recherchées, la montagne. Les ponts arqués, les lanternes (toro), les allées  serpentant dans la fraîcheur des mousses, tout cela est  le fruit d'une véritable sculpture. L'air et les senteurs circulent aisément jusqu'à la maison, en y apportant aussi le chant des oiseaux. Deux traités, écrits au XIIe siècle, font encore autorité en matière d'art des jardins : l'Emposho, par Zoen, et le Sakuteiki, par Fujiwara.

Ils évoquent un « déroulement du paysage » et rappellent le contact important homme / nature. Le jardin est donc une métonymie de la nature. Les lanternes japonaises (Ishi Doro) accompagnent les jardins et  ont longtemps éclairé les fidèles des temples et des sanctuaires lors des cérémonies religieuses nocturnes. Mais à côté de cet aspect strictement utilitaire, on les dispose également aux endroits importants, afin de symboliser la présence divine dans les jardins depuis 1850.[1]


 

[1] BERQUE (Augustin), Le sens de l’espace au Japon : vivre , penser et bâtir., 2004, Paris, Ed. Arguments, 227 pages.