LA JUSTICE - 正義

 

 

justice      f

正義

ministre de la justice      (m)

正義のある大臣

garde des sceaux        m

正義のあるフランスの大臣

chancelier     m

一等書記官

parquet     m

公共の検察当局

procureur     m

遂行者

magistrat      m

知事

juge         m

裁判官

greffier         m

裁判所書記官

huissier            m

案内係

huissier de justice         (m)

廷吏

homme de loi               (m)       

法律の人

avocat                    m                 

弁護士

barreau                  m

prétoire              m

裁判所

salle d'audience            f          

法廷

juge d'instruction         (m)       

検査の裁判官

enquête                     f

照会

enquêteur de police          (m)

犯罪捜査官

judiciaire        (f)

司法

témoin à charge           (m)       

検察側の証人

témoin à décharge       (m)      

防衛のための証人

justice civile          f

市民正義

justice pénale      f

刑事正義

tribunal d'instance      (m)        

知事の裁判所, 民事裁判所

tribunal criminel       m

刑事法廷

cour d'assises       f

刑事裁判所

jury        m

陪審

juré        m

陪審員

cour d’ appel    (f)

最高裁判所 or 控訴裁判所

cour de Cassation       f

最高裁判所

Conseil d'Etat             m

国家の議会

Cour Suprême             f

高い最高裁判所

Conseil supérieur de la Magistrature       m

司法組織のための高い議会

liberté sous caution       f

保釈で放される

mandat de perquisition      (m)

検索令状

amende       f

大丈夫です

peine de prison      f

懲役

prison à vie       f

生命投獄

privation de droits civiques      (f)

人権の没収

peine capitale       f

死刑

frais de justice     (f)

訴訟費用

condamné aux dépens         (m)

費用のために非難される

 

 

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 Quelle était la justice au Moyen-âge ? Le droit coutumier variait selon les provinces. Dans des instances difficiles ou en l’absence de témoins, on faisait appel à une devineresse, qui après être rentrée en transe, était censée rétablir la vérité. Cependant, la justice que pouvait rendre un Samouraï devait se conformer aux préceptes énoncés par le gouvernement de Kamakura.

Aujourd’hui, l’approche culturaliste de la justice nous montre encore une défiance de la société japonaise à l'égard de la chose juridique et la préférence accordée aux modes extra-judiciaires de règlement des conflits.

En 1960, une série de grands procès relatifs à l'environnement, la pollution ou le cadre de vie a emporté d'importantes conséquences juridictionnelles au Japon. Quatre grands procès, qui se sont étalés sur plusieurs dizaines d'années ont, notamment, mis en exergue une évolution des mentalités au Japon. Ils se caractérisaient, singulièrement, par le nombre élevé de victimes concernées, leur technicité et leur caractère " contemporain. "La société japonaise est constituée de groupes et organisations caractérisés par une intégration très forte et un degré de compétition très haut entre ces organisations ; il en résulte que le fonctionnement de ces groupes privilégie largement les modes " internes " de résolution des conflits.[1]

 


 

[1] SEIEZLET (Eric), Justice et magistrature au Japon, Paris, PUF, 2002, 246 pages.